Le
« Leonidas » (en référence au héros du film 300 avec lequel il
partage un goût certain pour la barbe) de la scène électro française revient en
force avec un nouvel EP. Répondant à l’anti-sobre nom de Drunk Bass, ce maxi
porte plutôt bien son nom tant les sonorités qui y sont développées s’avèrent
enivrantes.
Petit point
bio : originaire de la région parisienne, Léonard De Léonard est depuis
quelques temps déjà bien installé dans le paysage électro français. A la prod,
il cultive le goût pour la complexité et l’old school en délaissant les
habituels ordinateurs pour se concentrer sur les synthés et les machines
analogiques. Ses sorties s’enchaînent, de son premier EP Leonizer (Musiques
Hybrides) en 2002, bien vite suivi de plusieurs autres, tels que Coup De Foudre
(Ekler’o’shock) en 2005 ou encore Screaming Dance (Ekler’o’schock)
en 2007. A mettre également à son actif un album, sobrement intitulé 2, qu’il
fait paraître sur son propre label, Leonizer Records, initié en 2005.
Du côté de
l’EP maintenant, on commence très fort avec la première track, "Drunk Bass",
titre éponyme qui pose d’entrée de jeu la tonalité du maxi. Après une rapide
intro posant une ligne de basses martelées, l’instru acide et entêtant fait son
entrée. De cette distillation naît une track au timbre tout particulier,
oscillant entre profondeur et envolées vers les aigues, qui vous pousse
crescendo vers un état d’ébriété avancé.
Second titre
de cet EP, "Beat Beat Beat" n’est pas non plus en reste. Construit sur un schéma
plus cyclique s’appuyant sur des basses rondes très présentes dans la première minute
du morceau, la place est ensuite laissée aux montées-descentes, incarnées par
l’instru qui fait son apparition autour d’1 minute 20. Ponctuellement, quelques
« Beat» secs, dévoyé en langoureux « Bitch » viennent appuyer ce
caractère martelé et réaffirmer la structure binaire du morceau. Le résultat
donne l’impression d’une spirale infernale dans laquelle vous êtes sûr d’être
emportés.
La
participation de Léonard De Léonard sur cet EP se clôt avec la huitième et
dernière track, "Sexpistolizer". Outre le nom, on peut voir au travers de ce
morceau une sorte d’hommage au grand groupe de punk rock que furent les Sex
Pistols. Les sonorités y sont en effet aussi déjantées que ses membres purent
l’être. Ça part dans tous les sens, tout en restant très cohérent, avec un
départ sur les chapeaux de roue, plus tard temporisé avant d’amorcer une lente
montée et un retour au thème électrique et virevoltant du début.
Quelques mots sur les remixes maintenant. Ceux-ci font la part belle à "Beat Beat Beat", avec des remixes de Mr. MaDJestyk, Tuff Wheelz, La Tourette 90’s et StereoHeroes. Parmi ceux-ci, on notera surtout l’audacieuse prestation de Mr. MaDJestyk qui se sert du morceau comme support à une démonstration de dubstep des plus convaincantes.
Côté "Drunk
Bass", un seul remix, celui de Square Tune Magician, plutôt réussi. En ajoutant
un nouvel instru, le morceau gagne en complexité et en profondeur, l’effet
saturé de ce nouvel instru faisant sonner le tout un peu comme du DaTA.
Au final,
c’est mission réussie pour cet EP dont le titre à lui seul fait office d’appel
à l’ébriété sonore. D’un morceau à l’autre, le cocktail se boit jusqu’à la lie,
les sonorités frénétiques et rythmées vous garantissant l’ivresse. Nul doute qu’après
35 minutes d’écoute, vous aurez déjà la tête qui tourne.
En somme, un
EP à consommer avec modération…
Paru le 21/02/2011 chez Leonizer Records.
G.
Paru le 21/02/2011 chez Leonizer Records.
G.
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